BRUSK, "Ad Vitam Eternam"


Après le Pont des Arts, BRUSK m’a donné RDV au vernissage de son exposition à la galerie Itinérrance. Sur place, sa compagne Aimée m’explique le message de l’exposition.

Cela fait un an que BRUSK et sa compagne travaillent véritablement ensemble et forment un tandem créatif inséparable. Elle m’explique : « Cédric a besoin d’avoir un appui dans son art, d’être rassuré et d’échanger. Je suis très investie dans différentes causes et il s’en inspire parfois. »

L’exposition de BRUSK « Ad Vitam Eternam » est un regard sur notre société actuelle. « Il s’agit de se positionner à un instant t et de se demander si cela va pouvoir continuer comme ça. » m’indique Aimée. La société de consommation comme elle est aujourd’hui peut-elle tendre vers l’éternité?

RÉVOLUTION HUMAINE

NATURE MORTE

Trois tableaux mettent en scène des caddies. Pour Aimée, le caddie est vraiment le symbole de la consommation.

GENESIS

Aimée m’explique que le caddie avec l’oeuf traduit la génèse : « Ce qui dévient la condition sine qua none pour exister c’est la consommation. »

Le combat de caddies illustre le combat entre les hommes avides de pouvoir et de consommation et « c’est à celui qui aura le plus gros » me lance cyniquement Aimée.

Le caddie avec les mâchoires est une allégorie de l’entaille qui nous tient et se referme sur nous. C’est un avertissement qui nous incite à arrêter de consommer.

KNOCK OUT

DEPENDANCE DAY

Un autre tableau est là pour nous montrer « les aberrations du quotidien » selon Aimée. Il s’appelle Oil Schol et montre un puits de pétrole sur lequel des enfants jouent. « Aujourd’hui, les conditions dans lesquelles on naît et on vit ne sont finalement pas si éloignées de cette représentation » s’offusque Aimée.

OIL SCHOOL

Une autre série de tableaux représente des objets urbains que les graffeurs ont l’habitude d’investir : une cabine téléphonique, un extincteur et une station de métro. Il s'agit d'une sorte de témoignage pour les immortaliser me fait remarquer Aimée.

RELIQUIAE

URBANA ORE

SPRAY TOY

Je découvre dans cette exposition également deux trophées de cerf. Aimée raconte : « ces crânes sont là pour l’éternité, ils sont scellés dans le temps ».

MASSACRE

TROPHÉE

L’éléphant, qui est un peu le maitre de l’exposition, est lui voué à disparaitre. Il a laissé des empreintes de pas et c’est lui qui a écrit le nom de l’exposition sur le mur. C'est pour cela qu'il a une bombe au bout de la trompe. Il est là pour nous rappeler que 15000 espèces mammifères sont en voie d’extinction.

Ainsi, BRUSK cherche à sceller dans le temps des sujets et objets en voie de disparition. Comment ne pas voir un clin d’oeil avec sa technique de la coulure?

Aimée me décrit cette technique. « Dans le street art et le graffiti on voit parfois des coulures. Elles sont toutes pareilles. BRUSK, grâce à la coulure, va recomposer une vraie forme. C’est par les accidents, la façon dont elles vont se positionner sur un mur ou un objet qu’il va recréer une forme. »

BRUSK m’avait déjà expliqué sur le Pont des arts : « mon travail n’est pas qu’esthétique, il y a un message dans chaque tableau. Ce qui importe c’est le fil rouge. »

Dans cette exposition, nous retrouvons un panneau du pont des arts avec la trompe de l’éléphant comme un avertissement.

DEATH KISS

Il s’agit donc d’une affaire à suivre, au moins pour tendre vers l’éternité.

voici le lien vers le site de l'artiste

http://www.brusk.fr

et vers la galerie itinerrance

www.itinerrance.fr

le titre du premier tableau est RODIN

Léa Perrot-Minot

#brusk #misslpm #gitinerrance #dmvcrew #dmv #reportages

À l'affiche
Posts récents
Nous suivre
  • Facebook Classic
  • Twitter Classic
  • Google Classic